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Bus jurassiens : 4000 signatures pour éviter la sortie de route

syndicom et le Syndicat du personnel des transports (SEV) ont récolté 4000 signatures pour la défense des transports publics jurassiens. Un résultat qui va au-delà des attentes.

v.l.n.r.: Jean-Jacques Roth (syndicom), Jean-Pierre Etique (SEV), Jean-François Donzé (syndicom), Sheila Winkler (syndicom) © Vivian Bologna

Il démontre l’attachement de la population jurassienne à la qualité des transports publics. Pour syndicom et le SEV, le canton doit désormais tenir compte de ce signal populaire lorsqu’il lancera l’an prochain l’appel d’offres pour le trafic voyageurs par bus. La pétition demande l’obligation de conclure une Convention collective de travail avec les partenaires sociaux et que cette CCT s’appuie sur les conditions de travail et salariales régionales. Ces revendications trouvent également un écho politique dans la motion pendante du groupe Verts - CS-POP déposée par le député Pierluigi Fedele et dans la question écrite du député Vincent Hennin (PCSI) traitée ce jour au Parlement.

Le Gouvernement jurassien a décidé de mettre au concours l’ensemble de ses lignes de bus au printemps 2018. Jean-François Donzé, secrétaire régional syndicom relève que la population jurassienne a montré son soutien aux transports publics jurassiens et aux employés des CJ et de CarPostal : «La population a très bien compris les enjeux de ce dossier et la mobilisation du personnel dans la récolte des signatures a été exemplaire. Les 4000 signataires souhaitent que les entreprises actuelles aient de réelles chances lorsque l’ensemble du réseau sera mis au concours. La population a montré son attachement aux entreprises exploitantes actuelles dont l’offre est appréciée.»

Le SEV et syndicom, désormais soutenus par les signataires de la pétition, considèrent qu’il est fondamental d’inclure dans l’appel d’offre des éléments protégeant les conditions de travail des conducteurs et conductrices de bus. «Cet appel d’offre doit contenir l’obligation de négocier une CCT pour pouvoir soumissionner et surtout que les conditions de travail et salariales usuelles de la région figurent dans cette CCT. Il n’est pas question que des entreprises puissent soumissionner en offrant des conditions de travail au rabais. Et on ne parle pas seulement des salaires, mais aussi des horaires du personnel roulant. Si la durée du travail quotidien est péjorée, c’est aussi la sécurité des usagers qui en pâtit. En outre, les exploitants actuels garantissent des places de travail sur le territoire jurassien, à l’instar de l’entretien des véhicules», complète Jean-Pierre Etique, secrétaire syndical SEV.

Ce mercredi 20 décembre, le député Vincent Hennin (PCSI), par ailleurs employé CJ, a commenté à la tribune les réponses du Gouvernement à sa question écrite sur ce dossier : «A la lecture des réponses, on se doit de relever que le Gouvernement ne s’engage pas à faire figurer dans les conditions d’adjudications l’obligation de conclure une CCT. Les CJ et CarPostal ont conclu des CCT. Pour l’équité des soumissions, tout le monde doit être logé à la même enseigne.»

Le personnel des CJ et de CarPostal, ainsi que la population, attendent désormais un engagement clair du gouvernement jurassien en faveur de conditions de travail régies par une CCT basée sur les CCT régionales en vigueur. (Vivian Bologna)

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