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… et sort 30 employé·e·s du CCT à Lausanne

Le personnel du prépresse de Ta­media à Lausanne est une fois de plus mis sous pression. Après les mesures d’octobre 2013 qui avaient engendré la perte de 20 emplois au sein de cette entité, ce sont ceux qui sont restés qui subissent une nouvelle fois les mesures d’économie mises en place par Tamedia. Une trentaine d’employé·e·s ont reçu des congés-modification, à signer dans les quinze jours suivant leur réception. Ils seront rattachés aux rédactions, avec pour principale conséquence le fait de ne plus être protégés par le Contrat collectif de travail (CCT) de l’indus­trie graphique. Ils ne pourront pas bénéficier de la CCT de la presse, laquelle ne prend pas en compte le personnel technique.

Avec ce changement de statut, les personnes travaillant le soir verront leur horaire passer de 35 à40 heures sans augmentation de salaire. Un certain nombre d’entre elles se sont également vu imposer des baisses de pourcentage de travail. Un système absurde qui fait qu’un employé voit son salaire diminuer dans une proportion de plus du double de la diminution de son temps de travail.

Ce qui laisse sans voix, c’est la méthode de Tamedia, qui n’a pas jugé bon d’informer la commission du personnel ni le syndicat, alors même qu’un CCT est en vigueur et que l’entreprise y est soumise. Chaque employé a été convoqué et s’est vu remettre une lettre lui signifiant son congé s’il ne signait pas un nouveau contrat avec des péjorations de ses conditions de travail. Quinze jours, voire moins pour signer. Et même pas la promesse d’un avenir assuré au sein de l’entreprise.

Patricia Alcaraz, responsable romande de la branche Presse

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