La délégation de négociation de CarPostal

« Des mesures efficaces ont été prises contre le travail gratuit »

L’ambiance parmi les chauffeurs de CarPostal était souvent mauvaise, surtout en raison des conditions de travail. Nous, les employés, n’avions guère notre mot à dire dans la planification des services – même si la loi sur la durée du travail (LDT) le prévoit et bien que l’aménagement des horaires influence énormément notre vie privée. Le travail que nous devions accomplir gratuitement a causé beaucoup de mécontentement. Nous voulions un changement – c’est pourquoi nous nous sommes engagés. Sans le soutien du syndicat, nous n’aurions obtenu que peu de résultats. Il nous a appuyés et soutenus avec son savoir-faire.

«Malgré ce soutien, il ne s’est longtemps rien passé : la direction de CarPostal n’entrait pas en matière sur nos revendications. Nous, les commissions du personnel, revenions toujours les mains vides. Cela n’a pas été facile.»

Mais, au cours des six derniers mois, beaucoup de choses se sont améliorées. Nous avons fait pression – aussi dans les médias – avec une pétition signée par 1300 conducteurs. Dans de nombreux cantons, les chauffeurs ont refusé de signer les conventions LDT qui leur ont été soumises par les employeurs. Ces conventions, opaques et unilatérales, nous étaient défavorables. Après le scandale de CarPostal, la nouvelle direction a finalement écouté notre délégation de négociation formée de douze membres. Nous avons ainsi pu créer un climat de confiance.

Nous nous sommes entendus sur des améliorations importantes. Des mesures efficaces ont été prises contre le travail gratuit. Les collègues engagés chez des entrepreneurs privés ont aussi pu faire entendre leurs revendications auprès de CarPostal. Il est très important que nous ayons mis en place une convention nationale tenant compte des dispositions de la LDT. Dès lors, tout le monde peut avoir son mot à dire dans la fixation et la répartition de services. La concrétisation du résultat des négociations est complexe et ne sera réalisée qu’avec le changement d’horaire de décembre. D’ici là les conducteurs( trices) obtiendront à titre de dédommagement six jours de repos supplémentaires ou un versement unique de 1000 francs.


Basil Weingartner;  le portrait est publié dans le syndicom magazine N°11

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