Nous nous battons pour des salaires équitables

Négociations salariales annuelles

Seules les conventions collectives de travail (CCT) peuvent garantir des négociations salariales annuelles. Aucune loi ne prescrit un droit à des négociations salariales ou même à des augmentations de salaire.

C’est un avantage acquis par les syndicats.

Sans les dispositions de la CCT, chacun-e devrait négocier pour lui/elle-même. Mais les individus ne sont jamais aussi forts qu’un collectif. Les négociations salariales collectives sont clairement meilleures : elles donnent des résultats dont tout le monde profite : les augmentations générales de salaire.

Pour les négociations salariales également, une délégation de négociation est élue et un paquet de revendications est déterminé. Le résultat des négociations sur les salaires est soumis au même processus d’approbation que celui sur la CCT.

Qu’est-ce qui est prévu dans ta convention collective de travail ?
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syndicom à la manifestation pour les salaires :

Mon salaire est-il correct ?


L’Union syndicale suisse a créé un outil qui permet de calculer les salaires habituels par secteur, profession et lieu de travail.


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Les illustratrices-teurs fournissons un travail professionnel, mais dans la pratique, les honoraires équitables sont souvent l’exception. Avec les recommandations nous nous engageons en faveur de conditions de travail transparentes et équitables dans le domaine du design visuel.


ⓘ En bref

  • AVS, AI, APG est le principal pilier de la prévoyance sociale suisse (1er pilier). Taute personne exerçant une activité lucrative en Suisse paie des cotisations à l’AVS ( Assurance-vieillesse et survivants), à l’AI (assurance-invalidité) et aux APG (assurances perte de gains), prélevées sur leur salaire. L’employeur s’acquitte de l’autre moitié. Taux de cotisation fixé par la Confédération : 10,6 % (AVS 8,7 % , AI 1,4 % APG 0,5%)
  • AC (Assurance chômage)
    L’ Assurance-chômage est une assurance sociale obligatoire, payée a part égale par le ou la salarié-e et son employeur.
    Jusqu’à un montant annuel maximal de 148’200 francs, le taux de cotisation à l’AC est de 2,2 % du salaire annuel déterminant, depuis janvier 2023.
  • Prevoyance professionnelle
    La PP est le 2ème pilier des assurances sociales. Est assuré-e à la PP tout salarié-­e qui touche un salaire annuel supérieur a 22’050 francs.
    Elle doit donner aux assurés la possibilite de maintenir de façon appropriée leur niveau de vie anterieur à la retraite. L’objectif de la PP est d’atteindre – par addition à la rente AVC/AI – 60% du dernier salaire. De plus, le 2ème pilier couvre les risques de décès et d’invalidité.
  • Assurances acddent non professionnelles (AANP)
    Toute personne qui travaille au moins 8 heures par semaine dans la même entreprise est obligatoirement assurée contre les accidents professionnels et non professionnels. Les primes AANP sont assumées par l’employé-e: l’employeur les paie avec l’AAP en début d’année et prélève ensuite mensuellement l’AANP sur le salaire.
  • Frais d’ execution CCT
    Les parties a une CCT prévoient souvent des dispositions qui obligent les employeurs et les employé-es soumis-es à la convention à verser des cotisations qui servent au financement de l’exécution de la CCT, y compris son contrôle.
  • Allocations familiales
    La loi prévoit une allocation mensuelle d’au moins 200 francs pour les enfants jusqu’à 16 ans et d’au moins 250 francs pour les enfants jusqu’à 25 ans encore en étude ou formation. Les montants diffèrent selon les cantons et les employeurs.

Ce texte a été publié pour la première fois dans le magazine syndicom n° 38/2023.


L’analyse des salaires montre si, dans une entreprise, les femmes et les hommes touchent le même salaire pour un travail égal ou de valeur égale. Ce n’est qu’avec une analyse des salaires à l’appui qu’il est possible d’agir de manière ciblée contre les infractions afin de mettre fin à la discrimination.


Le revenu des femmes est en moyenne inférieur de 43,2 % à celui des hommes (2022). Cet écart a trois raisons :

  • Les femmes continuent d’assurer la majeure partie du travail non rémunéré, ce qui les empêche donc d’accomplir plus de travail rétribué. La conséquence logique est que les femmes ont des rentes vieillesse bien inférieures à celles des hommes (34,6 % en 2022).
  • Les femmes sont statistiquement surreprésentées dans les emplois mal rémunérés et sous représentées dans les professions bien rémunérées.
  • La discrimination salariale persiste malgré la révision de la loi sur l’égalité.

Plus d’infos sur le salaire :
Réponses du service juridique
Du magazine syndicom
Infos de l’USS sur les salaires et CCT

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