syndicom au Congrès de la FIJ
Le Congrès du Centenaire de la FIJ (Fédération internationale des journalistes) aura lieu début mai à Paris. Stephanie Vonarburg, responsable du secteur Médias et vice-présidente de syndicom, en explique l’importance.
Entretien : Giovanni Valerio
Pourquoi est-il important que syndicom y soit représenté ?
La FIJ est l’organisation faîtière des syndicats qui s’engagent pour les journalistes et travailleur-euses des médias sur tous les continents. En effet, créée en 1926, elle s’est consolidée et réunit aujourd’hui près de 600 000 travailleur-euses des médias d’information de quelque 180 syndicats dans 140 pays.
Pour syndicom, il est important d’être présent au Congrès pour partager avec les délégué-es et collègues des autres pays nos priorités de travail, nos préoccupations et nos luttes.
Il y a des sujets comme l’intelligence artificielle, la défense du service public, la défense des conditions du travail, du journalisme indépendant et l’organisation des freelances qui sont transversaux à tous les syndicats.
Pourquoi syndicom adhère-t-il à la FIJ ?
L’échange avec d’autres syndicats d’Europe et du monde entier, en comparant nos priorités et nos réflexions et apprenant les uns des autres. Et où possible, en définissant des programmes et des actions communes ou coordonnées.
Cela nous permet de porter au niveau européen et international nos défis syndicaux quand nous organisons des luttes de travail, des campagnes contre les initiatives visant le journalisme indépendant ou des campagnes pour l’amélioration des conditions de travail. Les enjeux auxquelles nous sommes confrontés ne s’arrentent pas à la frontière, comme le démontre le fléau de la désinformation, le mal-info, la numérisation, l’intelligence artificielle etc. Être membres de la FIJ nous permet, en outre, de participer à des initiatives et campagnes de solidarité internationale. Au quotidien, nous sommes informés et nous pouvons informer sur les sujets essentiels auxquels nos syndicats des médias et de la communication sont confrontés.
Sans sous-estimer l’importance que chaque journaliste de syndicom, en tant que membres de la FIJ, puisse recevoir la Carte Internationale de Presse, qui est un instrument d’identification et de reconnaissance au niveau mondial, surtout nécessaire lors de travail dans des pays en crise. Seuls nous et le SSM, membres de la FIJ, avons le droit de fournir cette carte en Suisse.
Qu’attend-il concrètement de ce congrès ?
Ce Congrès centenaire sera d’abord un moment essentiel pour rassembler les syndicats de journalistes du monde entier et réaffirmer une vision commune du rôle du journalisme. Il aura aussi une dimension stratégique. La FIJ joue un rôle essentiel : continuer à insister et à promouvoir dans les organismes internationaux, des décisions, des lois et des règlements de protection de l’activité des journalistes.
Les délégué-es devront définir les priorités de la Fédération pour les prochaines années :
- renforcer la protection des journalistes dans les zones de conflit
- poursuivre le plaidoyer pour une convention internationale contraignante aux Nations unies
- défendre les droits sociaux face à la précarisation de la profession et
- répondre aux défis posés par l’intelligence artificielle.