La Poste perd le Nord, pas nous !
La Poste veut fermer un office de poste sur trois dans le canton du Valais. Aujourd’hui, des citoyennes et citoyens préoccupé-es ainsi que les employé-es concerné-es de La Poste ont protesté à Sion contre cette décision.
Comme La Poste le confirmait fin 2024, elle a l’intention de fermer 170 offices en Suisse. Le canton du Valais en particulier sera frappés de plein fouet : Un office sur trois doit être fermé. La fermeture concerne 14 offices sur 43. Ce vendredi après-midi, des citoyennes et citoyens préoccupé-es ainsi que les employé-es concerné-es de La Poste ont exprimé publiquement haut et fort leur incompréhension contre les décisions du géant jaune de fermer des offices. Les manifestant-es, rassemblé-es devant l’office de poste menacé « Sion 2 Nord », ont répondu à l’appel de syndicom – le syndicat des employé-es de La Poste – pour exprimer leur mécontentement.
Service universel essentiel pour le bien commun
Les participant-es ont dénoncé le démantèlement prévu du service public. Nicolas Irus, secrétaire régional de syndicom, ne mâche pas ses mots :
La Poste perd le nord, mais pas nous ! Nous exigeons que nos politicien-nes s’engagent activement dans la Berne fédérale pour maintenir les offices de poste et les emplois dans notre canton. Un service postal universel de haute qualité est essentiel pour le bien commun de notre société.
Les manifestant-es attendent des autorités communales et cantonales qu’elles s’impliquent et mettent en œuvre tous les moyens nécessaires pour préserver le réseau postal actuel. Les intentions de fermeture d’offices menacent l’attractivité de leurs communes.
Les épiceries ne garantissent pas le secret postal
Pour le syndicat syndicom, le service public peut et doit avoir un coût, car il renforce la cohésion de la Suisse. Les offices de poste et leur présence sur tout le territoire sont un facteur clé de La Poste, qu’il faut préserver en faveur de l’économie et de la population. Par ailleurs, syndicom voit d’un œil critique l’attribution de tâches du service universel à des filiales partenaires. Ce transfert constitue un affaiblissement du service public, car ces agences postales ne disposent pas du personnel qualifié et ne peuvent pas proposer des prestations de qualité à toutes et tous. Cela porte en outre atteinte à la convention collective de travail de La Poste. Aux yeux de la population, les épiceries de village n’offrent pas le même environnement de confiance que celui garanti par le secret postal et donc par les offices de poste.
Pression sur le personnel
La Poste a annoncé que cette restructuration n’engendrait aucun licenciement. Pour autant, les partenaires sociaux n’ont pour le moment pas la garantie que des solutions acceptables seront trouvées pour les collègues des offices qui ferment. syndicom constate également une grande pression sur le personnel dans cette période compliquée. Objectifs de ventes, pression au rendement, mise en compétition des équipes. La Poste demande trop à un personnel fatigué et démotivé par les décisions stratégiques de l’entreprise. syndicom demande que la pression sur le personnel cesse immédiatement.