Notre route à tous et toutes.
Trois affirmations qui peuvent nous interpeller.
Je reviens d’une visite de la maison de naissance de Victor Hugo à Besançon. Lorsqu’une plaque a été déposée sur la maison où il est né, Hugo n’a pas pu y assister mais il a envoyé le message suivant : « Je remercie mes compatriotes avec une émotion profonde. Je suis une pierre de la route où marche l’humanité. Mais c’est la bonne route. L’homme n’est le maître ni de sa vie, ni de sa mort. Il ne peut qu’offrir à ses concitoyens ses efforts pour diminuer la souffrance humaine et qu’offrir à Dieu sa foi invincible dans l’accroissement de la liberté. »
Pourquoi cette affirmation du grand poète m’a-t-elle interpellé ? C’est parce qu’il y a quelques semaines, j’ai assisté à la cérémonie d’adieu à Jean Ziegler. Et qu’a-t-on rappelé des propos de cet homme longtemps le plus mal aimé de Suisse ? « Il est une puissance supérieure difficile à définir. Par simplification, je l’appelle Dieu… Il y a beaucoup de cadavres au bord de la route. L’humanité avance sur cette route. Elle va vers le meilleur. Elle l’atteindra un jour. Si tu ne crois pas à cela, ta vie n’a aucun sens. »
Sans me mettre au niveau de ces deux personnages, je confirme que la vie n’a de sens que lorsqu’elle se met au service de son prochain. Ma troisième citation est d’Alexandre Vinet : « Je veux l’homme maître de lui-même pour qu’il se fasse le serviteur de tous. » C’est donc confirmé, la vie a un sens.
Pierre Aguet, Vevey, le 23 septembre 2026