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Licenciements à l’imprimerie Messeiller : syndicom demande une rencontre avec le Conseil d’Etat neuchâtelois

Suite à la décision du Grand Conseil neuchâtelois du passage de la Feuille officielle (FO) au digital au 1er janvier 2017, l’imprimerie Messeiller se restructure. Elle supprime l’équivalent de deux postes de travail (une personne licenciée à 100% et deux personnes qui voient leur plein temps réduit à un 50%), ne reconduit pas un contrat avec deux temporaires engagés depuis 15 ans et annonce sa volonté de passer aux 42 heures. syndicom, syndicat des médias et de la communication, demande une rencontre avec le Conseil d’Etat pour que la personne licenciée qui s’occupait de la mise en page de la version imprimée puisse continuer de faire ce travail à l’Etat pour la version digitale et sauver ainsi un emploi.

© Imprimerie Mésseiller

syndicom dénonçait le 27 septembre dernier les économies de bout de chandelle et une décision du passage abrupte à la digitalisation de la Feuille officielle qui se ferait sans avoir étudié au préalable les conséquences sur les salariés et le patrimoine industriel du canton. Une partie des député-e-s s’était néanmoins montrée sensible aux préoccupations des travailleurs.

syndicom affirmait rester très inquiet des conséquences de cette décision et annonçait qu’il reviendrait rapidement devant le Conseil d’état pour une audition des travailleurs et de leurs représentants afin de se faire entendre sur les mesures qui pourraient être envisagées en cas de licenciement collectif ou, pire, de fermeture de l’imprimerie. 

Conséquences du passage au digital de la FO sur l’emploi

Malheureusement, les conséquences ne se sont pas faites attendre. En effet l’annonce a été faite ce mardi 1er novembre aux employé-e-s et au syndicat syndicom, qu’une personne, M. Katz le responsable de la FO au sein de Messeiller, allait être licencié. Le pourcentage du temps de travail de deux autres travailleurs des imprimeries seront réduits à 50%. Deux personnes temporaires depuis 15 ans ne seront plus rappelées pour la réalisation de la FO et la cerise sur le gâteau : l’ensemble du personnel a été informé de la volonté de l’employeur d’ augmenter le temps de travail de 40h par semaines à 42 heures, sans compensation !

L’employeur qui affirmait publiquement, il y a à peine un mois, que la disparition de soit-disant 15% de son chiffre d’affaire n’aurait aucune conséquence, se sera vite rendu compte de la réalité que syndicom dénonçait malheureusement depuis longtemps : une réorganisation complète de l’entreprise, des licenciements, des diminutions de pourcentages de temps de travail et une augmentation généralisée des horaires pour l’ensemble du personnel.

Appel au Conseil d’Etat pour trouver une solution

Au vu de la situation, le personnel et syndicom reviennent maintenant vers le Conseil d’Etat afin que la personne qui s’occupe encore maintenant de la FO et qui a été licencié, soit employée dès le 1er janvier au sein de l’Etat pour réaliser le même travail qu’il effectuait jusqu’à lors. Il n’y a pas de poste à créer puisque ce travail devait être repris à l’interne et il faut bien que quelqu’un s’en charge. Or, il y a eu dernièrement au sein du département de l’Etat qui devait se charger de la mise en page de la FO, des départ naturels. Il est évident que personne n’est mieux placé pour poursuivre son travail que le polygraphe qui s’en chargeait jusqu’à aujourd’hui.

syndicom et le personnel demandent donc une rencontre urgente avec le Conseil d’Etat, ou une commission compétente, afin de discuter du cas de cette personne mais aussi de la mise en difficulté et des conséquences de cette décisions sur l’ensemble des employé-e-s de l’entreprise.

Si, comme le conseil d’Etat l’affirme dans son courrier du 5 octobre dernier, il se préoccupe réellement des pertes d’emplois dans son canton, alors nous sommes certains qu’il acceptera de rencontrer une représentation du personnel accompagnée de son syndicat. 

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