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syndicom luttera aux côtés des employés de Tamedia en cas de démantèlement

Tamedia a annoncé une baisse de ses bénéfices et sa volonté de préserver la rentabilité du groupe. Syndicom s’inquiète des mesures de restructuration qui vont se produire et offre son soutien au personnel des rédactions et de l’imprimerie.

© Tamedia

Le 25 août dernier, Tamedia annonçait une baisse de ses bénéfices en raison de la « baisse des recettes publicitaires du secteur Print ». Le groupe annonçait par ailleurs que pour « préserver la rentabilité », il étudiait « en permanence de nouvelles mesures de rationalisation et de coopération ». syndicom s’inquiète de plans de restructuration massifs qui semblent se préparer à « La Tribune de Genève » et à « 24Heures ». Par ailleurs, les suppléments de nuit des imprimeurs sont remis en question par Tamedia. syndicom n’acceptera pas des mesures qui touchent les conditions de travail et le nombre d’emplois dans les rédactions et les centres d’impression déjà fortement sous pression. Il en va de la poursuite d’une presse de qualité, de l’information aux citoyens et donc de la démocratie.

 

Le Print reste très rentable
Les résultats de Tamedia sont certes en baisse, mais il convient de noter premièrement qu’ils sont comparés à ceux du premier semestre 2015 qui avait connu une rentrée exceptionnelle avec la vente d’une participation. Par ailleurs, avec des marges Ebitda (résultat avant intérêts, impôts et amortissements) de 14.1% et de 18.6%, les publications régionales et nationales continuent d’être particulièrement rentables. Des mesures drastiques envers les rédactions semblent donc complètement disproportionnées.

Le Print a permis le décollage du Digital
Par ailleurs, si Tamedia se vante d’une participation pour la moitié de l’Ebitda grâce au secteur Digital et à l’ensemble des plates-formes journalistiques numériques, il faut rappeler que c’est grâce aux milliards emmagasinés par le Print dans les années 2000 que l’éditeur a pu constituer  son empire digital. Vu le résultat global du groupe (bénéfice de 55 mio au premier semestre), des investissements dans la qualité du journalisme sont possibles et nécessaires. Diminuer l’offre journalistique en coupant dans les rédactions ne va pas rendre la presse Print plus attractive, bien au contraire. Il s’agit d’investir pour développer un journalisme de qualité attrayant pour les lecteurs.

Vendre de l’information ce n’est pas vendre des savonnettes
Tamedia doit se rappeler qu’il est d’abord un éditeur et imprimeur qui vend des annonces pour financer ses médias. L’éditeur a une responsabilité de maintien de la qualité de la presse pour que les citoyennes et citoyens puissent s’informer convenablement. Il en va de la qualité du débat public et, au final, de la santé de la démocratie.

syndicom reste très attentif à l’évolution de la situation en Romandie du groupe Tamedia et sera à disposition de ses membres et du personnel de Tamedia qui pourraient être touchés par les plans de licenciement qui semblent se préparer dans les rédactions de « La Tribune de Genève » et de « 24Heures ».

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